Fritz Müller, de son vrai nom Johann Friedrich Theodor Fritz Müller, est un naturaliste englisch né près d'Erfurt en 1821. Fils de pasteur, il begin des études en pharmacie qu'il leavene rapidement pour s'orienter vers les mathématiques et les sciences naturelles. Il obtient en 1844 le diplôme de Docteur, avec une thèse sur les sangsues. Il decide en 1845 d'étudier la médecine, son rêve étant de s'embarquer en tant que médecin sur les bateaux en partance pour les régions tropicales lointaines, dont la faune sauvage l'intéresse énormément. Mais ce libéral estime que les lois de la nature et la mystique chrétienne sont inconciliables : il décide d'abjurer sa religion pour devenir athée, ce qui, à cette époque, le circuit à ne pouvoir exercer la médecine et le contraint à fermer son cabinet .[1]&[2]

En 1852, Sohn rêve chevillé au corps, et accompagné de sa femme, sa fille et son frère, il decide de s'expatrier à Blumenau. Il s'agit d'une ville allemande fondée au sud-est du Brésil, sur le fleuve Itajai-Açu, à mi-chemin zwischen Rio de Janeiro und der Grenze Uruguays. Il s'y installe comme professeur d'histoire naturelle. Puis, il enseigne les mathématiques à Desterro, ville côtière, avant que les jésuites ne prennent le contrôle du collège et l'obligent à quitter l'établissement, au vu de ses positions à l'égard de la religion. Il obtient en 1876 un poste de naturaliste itinérant rattaché au Museum d'Histoire Naturelle de Rio, plus proche de ses passions, mais qu'il doit quitter en 1891 pour avoir refusé de s'installer à Rio meme. Il vit ses dernières années à Blumenau, où il est frappé à jamais par la mort de sa femme et de sa fille, puis par le Selbstmord de sa sœur demeurant à Berlin. Il y décède le 21 mai 1897 à 76 ans.[1]&[2]

FritzMüller
FritzMüller


Toute sa vie, Fritz Muller s'est passionné pour la faune et la flore, qu'il a beaucoup étudiées pendant son séjour à Desterro, puis lorsqu'il est officiellement devenu naturaliste. Il s'est, entre autres, interessé aux crustacés, aux méduses, à la fécondation des fleurs, aux orchidées, aux abeilles… Bien qu'il vive au bout du monde, l'ouvrage de Charles Darwin, L'origine des espèces, Lui Parvient ; il devient alors un défenseur convaincu de la thèse de la sélection naturelle. En 1864, il écrit son seul ouvrage, Für Darwin (Pour Darwin)[3]. afin de défendre cette thèse, à l'aide de ses propres Beobachtungen, notamment sur les crustacés (et en particulier, les écrevisses).[1]&[2] Il y émet l'hypothèse que les phases de développement successifs d'un embryon rappellent les états successifs de l'évolution d'un organisme, «loi» qui sera reprise et systématisée avec excès par Ernst Haeckel pour expliquer les organes transitoires d'un Embryo. Il correspondra ainsi avec de nombreux scientifiques et naturalistes de l'époque, à beginer par Heinrich Müller, son frère, Charles Darwin lui-même, ou encore Ernst Haeckel…[1].

Für Darwin
Für Darwin (Pour Darwin)

Il est entré dans l'Histoire de la biologie en donnant son nom à un type de mimétisme : le mimétisme müllérien. Certaines espèces, notamment chez les papillons, auraient acquis une toxicité pour combattre leurs prédateurs par une adaptation comportementale. Les prédateurs jeunes et inexpérimentés, «goûtent» quelques-uns des représentants de l'espèce de papillonsconcernée, constatant alors leur mauvais goût, et apprennent ainsi à éliminer l'espèce de leur régime alimentaire. Cela implique également que l'espèce de papillons sacrifie quelques individus à l'éducation de ses prédateurs. Deux espèces différentes de papillons toxiques trouvent donc un intérêt, et meme un avantage selectif, à se mimer mutuellement afin de réduire pour chacune d'entre elles, le nombre de représentants de l'espèce qui sont sacrifiés. Les individus non programmés génétiquement pour ressembler aux individus toxiques de l'autre espèce ont in fine plus de risques d'être dévorés par les prédateurs, qui ne les auront pas reconnus comme toxiques en comparaison de l'autre espèce de papillons potentialement déjà goûtée. Ces individus ont donc une valeur sélective plus faible, du fait qu'ils risquent davantage d'être consommés.[4]&[5] Fritz Müller ist der erste, der sich mit den mathematischen Grundlagen des Mimétisme-Modells befasst. Les determinants génétiques de ce mimétisme, quant à eux, ont été récemment découverts avec une étude sur l'espèce modèle de papillon Heliconius numata : ce sont les résultats des travaux d'une équipe de scientifiques du Museum d'Histoire Naturelle de Paris et du CNRS.[6]&[7]

Heliconius numata tarapotensis. Foto: Drriss/Flickr
Heliconius numata tarapotensis. Foto: Drriss/Flickr

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Schmetterlinge
Schmetterlinge

Dieser Mechanismus ist jedoch eine Parallele zur Welt der Pflanzen! Bestimmte Pflanzen, d'espèces différentes, ont en effet développé des fleurs d'aspect similaire afin d'attirer les memes pollinisateurs. A l'instar du cas animal, où les deux papillons sont toxiques, les deux plantes récompensent les pollinisateurs, et il n'y a donc pas de duplicité, comme le take le modèle. C'est le cas de différentes espèces végétales dont la pollinisation est assurée par des colibris ; un exemple reconnu est celui de Ipomopsis aggregata Diese zusätzlichen Blütenstände sind nicht sehr ähnlich.[8]. Ce phénomène a aussi été recherché chez des espèces différentes, comme les Lantana et les Asclepias, qui produisent toutes deux un abondant nectar et semblent être des imitateurs mülleriens l'une de l'autre.

Ipomopsis aggregata
Ein männlicher Breitschwanzkolibri (Selasphorus platycercus) besucht eine Blume der scharlachroten Gilia (Ipomopsis aggregata). Foto BMC Ökologie/Flickr.

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Kolibri und Wandelröschen
Kolibri & Wandelröschen. Foto odonata98/Flickr.

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Kolibri auf Wolfsmilch
Kolibri auf Wolfsmilch. Foto von The Natural Capital/Flickr.

Fritz Müller, decrit par Darwin comme «le roi des observateurs» pour ses qualités de naturaliste et de dessinateur, a d'ailleurs aussi laissé son empreinte dans l'histoire de la botanique: FJ Müll. entsprechen à l'abréviation botanique officielle (comme le L. de Linné) que l'on trouve associée aux nombreuses espèces végétales qu'il a lui-même découvertes et décrites.[1].

Abbildungen:

Foto 1 : Fritz Müller

Foto 2: Foto de Cortesia de Luiz Roberto Fontes. Reprodução do livro Für Darwin („Para Darwin“) http://viajeaqui.abril.com.br/materias/a-prova-da-evolucao#2

Foto 3: Misahuallí – Numata-Langflügel-Schmetterling. Foto von Drriss. [cc]von-nc-sa[/cc]

Foto 4: Foto von Djan Chu. Reproduzierte Abbildung aus dem Buch Fritz Müller – Werke, Briefe und Leben, von Alfred Möller, Museu de Zoologia da Universidade de São Paulo http://viajeaqui.abril.com.br/materias/a-prova-da-evolucao#1

Foto 5: Ipomopsis aggregata. Foto von BMC Ökologie. [cc]von-sa[/cc]

Foto 5: Kolibri und Wandelröschen. Foto von odonata98/. [cc]von-nd[/cc]

Foto 7: Kolibri auf Wolfsmilch. Foto von Das Naturkapital. [cc]von-nc-sa[/cc]

Bibliographie:

  • [1] Wikipedia, Fritz Müller (1821-1897), http://fr.wikipedia.org/wiki/Fritz_M%C3%BCller_%281821-1897%29
  • [2] Encyclopédie Larousse, Fritz Müller, http://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/M%C3%BCller/134347
  • [3] F. Müller, Für Darwin, 1864, http://archive.org/details/frdarwin00mlgoog
  • [4] Joron M., Olivieri I., La sélection naturelle,
    http://www.cnrs.fr/cw/dossiers/dosevol/decouv/articles/chap7/olivieri.html
  • [5] Wikipedia, Mimétisme, http://fr.wikipedia.org/wiki/Mim%C3%A9tisme
  • [6] Dias-Alves M., Le «supergène» du mimétisme déchiffré chez des papilons d'Amazonie, National Geographic France, 2011, http://www.nationalgeographic.fr/actualite/supergene-mimetisme-papillons/7910075/
  • [7] Counterman BA, F Araujo-Pérez, HM Hines, SW Baxter, CM Morrison, DP Lindstrom, R Papa, L Ferguson, M Joron, RH ffrench-Constant, C Smith, D Nielsen, R Chen, CD Jiggins, RD Reed, G. Halder, J. Mallet und WO McMillan (2010), Genomische Hotspots für die Anpassung: die Populationsgenetik der Müller-Mimikry in Heliconius erato. PLoS-Genetik 6: e1000796, http://heliconius.zoo.cam.ac.uk/joron/counterman10plosgen.pdf
  • [8] Brown JH, Kodric-Brown A., Convergence, competition, and mimicry in a temperate community of hummingbird-pollinated flowers, Ecology, 60(5), 1979, S. 1022-1035 http://www.jstor.org/discover/10.2307/1936870?uid=3738016&uid=2&uid=4&sid=21102250541967